La France est en faillite après la guerre d'Indépendance américaine. Louis XVI convoque en vain les notables puis les États généraux pour lever de nouveaux impôts. La société des trois ordres — clergé, noblesse, tiers état — est à bout.
Le Tiers état refuse de jouer le jeu des ordres séparés et se proclame Assemblée nationale. La Bastille tombe. L'Ancien Régime s'effondre en une nuit. La France se dote d'une constitution et d'une monarchie limitée.
Nouvelle assemblée, nouvelles têtes (les constituants s'étaient exclus eux-mêmes). Les Girondins poussent à la guerre extérieure ; les Montagnards s'y opposent. La guerre révèle la trahison du roi.
La République est proclamée. Louis XVI est jugé et exécuté. Mais la guerre extérieure s'élargit et la contre-révolution s'embrase en Vendée. Le conflit entre Girondins (modérés) et Montagnards (radicaux, appuyés sur Paris) aboutit à l'élimination des Girondins.
Robespierre et Saint-Just dominent le Comité de salut public. La République est en danger de tous côtés : coalition, Vendée, fédéralisme. La Terreur est érigée en système : ~17 000 exécutions officielles, ~40 000 morts au total. Jusqu'au retournement de thermidor.
(22 prairial)
(9 thermidor an II)
Réaction : les survivants démantèlent la Terreur, ferment le Club des Jacobins, libèrent les prisonniers. La "jeunesse dorée" (muscadins) attaque les Jacobins dans les rues. Mais les crises sociales persistent et les derniers sans-culottes se soulèvent une dernière fois.
(13 vendémiaire)
Régime instable, corrompu et impopulaire, mais qui survit grâce aux victoires militaires. Bonaparte conquiert l'Italie, part en Égypte, rentre en héros. Le coup d'État du 18 brumaire met fin à la Révolution et ouvre l'ère consulaire.
(18-19 brumaire an VIII)